Accueil Date de création : 01/08/08 Dernière mise à jour : 06/08/08 16:39 / 27 articles publiés

[ INFO DE DERNIERE MINUTE ]

[ INFO DERNIERE MINUTE ]  ([ INFO DE DERNIERE MINUTE ]) posté le mercredi 06 août 2008 15:27

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Strasbourg, une ville “Interdite aux clochards”

Strasbourg, bancs anti-clochards, sdf, repression, caméras de surveillance

Par Collectif SDF Alsace
le 04/08/2008

 

Samedi, le ré-aménagement provisoire de la place d'Austerlitz, à Strasbourg, a donné lieu à une fête: beaucoup d'élus, des représentants d'associations, des riverains, et des commerçants...

Une ville bien gérée est une ville souriante
En effet, tout le monde était très souriant, même la police ! Les discours fleuraient bon... le malodore.
"Strasbourg est une ville bien 'tenue', chaque rue, chaque lieu, chaque espace a sa fonction, définie dans un plan" entendait-on.
Les strasbourgeois les plus pauvres en sont systématiquement chassés, refoulés toujours ailleurs.

Place interdite aux clochards
Les bancs, à la demande quasi-générale des riverains, sont souvent enlevés, afin d'éviter qu'ils ne soient squattés. Lorsque ce n'est pas possible, la ville "décompléxée" favorise les bancs anti-clochards, auxquels sont ajoutés en leur milieu, deux accoudoirs métalliques, afin d'empêcher les SDF de s'y allonger.

La paix sociale ne s'achète pas
Les commerçants récupèrent des terrasses, les riverains ont obtenu un espace de jeux. Nous verrons combien de temps ces deux-là s'entendront. Les terrasses de café seraient moins bruyantes qu'un petit groupe de sans-abri ?

Le banc anti-clochards et les caméras de surveillance
Les caméras de surveillance sont très nombreuses dans Strasbourg. Elles ont de nombreux détracteurs. La polémique sur leur efficacité, leur coût fait rage. Mais personne ne s'intéresse aux bancs qui font pourtant partie de la même famille répressive.
La ville avec ces bancs économise le panneau "Place interdite aux clochards" alors qu'il ne s'agit que de ça ! Je trouve scandaleux cet ordre masqué "clochard circulez".

Ces bancs, en réalité, sont criminels, ils représentent pour le clochard harassé une violence immense qui peut le tuer.

L'aménagement de cette place nous montre que la ville favorise, avec des méthodes insidieuses, l'éradication physique des sans-abri.
Jusqu'où peut aller l'inacceptable ?

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[ UN SDF à la Mairie du 6èmè PARIS ]  ([ INFO DE DERNIERE MINUTE ]) posté le mercredi 06 août 2008 16:23

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L'ex-clochard qui voulait être maire

·         Portrait - Jean-Marc Restoux brigue la mairie du chic 6e arrondissement de Paris. Sa campagne, il la mène sur les trottoirs.

·         Il n'a aucun financement mais il a tout misé sur sa gouaille, son histoire et ses soutiens "people".

Amélie GAUTIER - le 25/02/2008 - 18h50

Dans l'assemblée costumée-cravatée-concentrée, on ne voit que lui, sa barbe de patriarche, son manteau élimé et ses yeux malicieux. Jean-Marc Restoux détonne et ça l'amuse. Ce jour-là, pourtant, à la préfecture de Paris, l'heure est solennelle. A deux semaines des municipales, c'est maintenant que se décide l'attribution des panneaux électoraux. Au milieu des candidats ou de leurs colistiers, sérieux comme des premiers communiants, Jean-Marc Restoux a mis les mains dans les poches de son jean et il jubile. Ancien SDF, actuellement au RMI, il part à la conquête du très classieux 6e arrondissement.
 
Le 6e, c'est le quartier de la philosophie existentialiste, du jazz américain, du jardin du Luxembourg... C'est aussi un bastion UMP. "Aujourd'hui, c'est le quartier des SDF", résume le sémillant quinquagénaire. Il traduit, amusé, "les Sans difficultés financières" et "les Sans domicile fixe" qui y cohabitent. En se présentant contre le maire sortant Jean-Pierre Lecoq, Jean-Marc Restoux veut faire entendre "Un autre son de cloche". C'est le nom de sa liste. C'est le slogan de sa campagne. C'est son histoire.
 
Parrainer les gens en difficulté
 
A 54 ans, Jean-Marc Restoux a passé la moitié de sa vie dans la rue. N'allez pas le traiter de "parachuté". Saint-Germain, c'est son quartier. Son quart de siècle sur le bitume, il l'a passé ici, entre le Café de Flore et les Deux magots, précisément. Il avait 27 ans lors de sa première nuit sous les lampadaires. Ce Bordelais d'origine a longtemps vécu de petits boulots. Educateur, éclairagiste, il a même "fait les lumières de Léo Ferré", assure-t-il... Mais la précarité l'a toujours rattrapé. Il y a un an, Jean-Marc Restoux était au Canal Saint-Martin avec les Don Quichotte. Le campement a été évacué, il a été relogé dans un immeuble d'Emmaüs, rue de Buci. Aujourd'hui, il n'est plus à la rue, mais la galère, il connaît. Alors quand Jacques Deroo, président de l'association Salauds de pauvres, a évoqué l'idée de monter des listes de "victimes de la précarité" aux municipales, Jean-Marc Rastoux a dit "Banco".
 
Parce que s'il n'a pas la silhouette de l'homme politique, il en a le discours et la détermination. Ses propos sont argumentés, ses mots pesés, ses idées réfléchies. "Aujourd'hui, dans le 6e, on préfère revendre les immeubles à des marques de luxe plutôt que d'en faire des logements sociaux. Il n'y a plus que des commerces de luxe", déplore-t-il. "Les prix exorbitants des loyers chassent les gens âgés. Il faut à tout prix maintenir les commerces de proximité, comprendre que cette diversité est une richesse", espère celui qui souhaiterait "montrer une autre approche des gens" et intégrer davantage les précaires comme lui dans le dialogue social. Parmi ses idées : le parrainage des gens en difficultés. "Que ceux qui le peuvent aident les précaires en leur offrant un habitat avec un petit loyer, en les aidant à remplir des tâches administratives, de quoi leur offrir un tremplin, exhorte-t-il. Les accidents de la vie peuvent arriver à tout le monde, faut pas l'oublier".
 
Le champion en serrage de main
 
A défaut de vrai local, le bitume chic du boulevard Saint-Germain lui sert de QG de campagne. Une chaise et un téléphone portable complètent le dispositif. Son budget ? 60 euros. Mais il en rigole. C'est un faux problème, une question de temps, explique-t-il : il pense qu'il fera plus de 5% au premier tour et que ses frais de campagne seront remboursés. A défaut de sous, l'homme a d'autres d'atouts.
 
Sa gouaille, sa proximité avec "les autres gens", son expérience. Dans le quartier, il connaît tout le monde, tout le monde le connaît, c'est une institution. Les jeunes l'appellent "Papy", les dames en fourrure lui sourient, d'autres lui confient leurs soucis. "Sur le terrain, je suis déjà gagnant, rigole-t-il. Ne serait-ce qu'en serrage de mains !" Pour lui, 25 ans dans la rue valent largement la tournée des marchés le dimanche. "Beaucoup me disent qu'ils vont voter pour moi au premier tour", se réjouit Jean-Marc Restoux. Un vote protestataire pour ces déçus de la politique actuelle. L'ex-SDF se targue aussi de soutiens de choix. Il dit avoir reçu celui des acteurs Richard Bohringer et Louis Garrel... Et de l'écrivain Frédéric Beigbeder. "J'ai vécu toute ma vie dans le VIe arrondissement, et l'une des seules personnes qui parle à tout le monde, c'est Jean-Marc," a expliqué l'auteur de "99 francs" à l'AFP. "Jean-Marc, c'est un vrai modèle de réinsertion", plaide pour lui Francis Wolff, réalisateur de 29 ans, qui filme sa campagne au quotidien pour un documentaire. Ça prouve qu'on peut passer 30 ans dans la rue et devenir tête de liste aux municipales." Même avec des cheveux hirsutes et un jean usé.

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[ CHASSER LES SDF PAR L'ODEUR A ARGENTEUIL ]  ([ INFO DE DERNIERE MINUTE ]) posté le mercredi 06 août 2008 16:28

Argenteuil voudrait chasser les SDF par l'odeur

NOUVELOBS.COM | 24.08.2007 | 14:53

Pour éloigner les sans-abris du centre-ville, la mairie UMP a acheté en juillet des produits répulsifs nauséabonds, que les agents municipaux ont refusé de diffuser.


(Reuters)

Pour éloigner les SDF du centre-ville, la mairie d'Argenteuil (UMP) a acheté en juillet des produits répulsifs nauséabonds appelés "Malodore" que les agents municipaux ont refusé de diffuser, a-t-on appris de sources concordantes.
"Un carton de produits répulsifs a été acheté en juillet. Les agents de la voirie devaient le diffuser dans le centre, où il y a des SDF, que la police municipale devait préalablement éloigner", a expliqué à l'AFP un agent de la mairie qui préfère rester anonyme.
"Le carton précisait que le produit était toxique et irritant, et qu'il ne fallait pas le respirer, alors, les agents ont décidé de ne pas le diffuser, car ils veulent bien 'chasser des rats mais pas des SDF'", a ajouté cet agent.
Selon lui, le répulsif a finalement été donné aux agents d'entretien du centre commercial du centre d'Argenteuil pour qu'ils le diffusent eux-mêmes.
Joint par l'AFP jeudi, le cabinet du maire qui a pris début août un arrêté anti-mendicité dans le centre, n'a pas souhaité réagir.
De son côté, la direction du centre commercial "Côté Seine" a précisé à l'AFP que le produit "communiqué par la mairie" avait été diffusé au niveau des sorties de secours de la galerie marchande où des SDF ont leurs habitudes.

"Rémanence nauséabonde"


Le produit, appelé "Malodore" et livré sous forme de concentré à diluer et à pulvériser à l'aide d'une pompe, est une exclusivité de la société Firchim spécialiste en chimie et produits d'entretiens.
"C'est un produit pas dangereux qui laisse une rémanence nauséabonde pendant plusieurs semaines. On l'utilise normalement pour éviter que des gens en état d'ébriété ne stationnent près d'endroits dangereux, sous les ponts ou près des routes", a expliqué à l'AFP le responsable de Firchim, Pierre Pasturel. Selon lui, d'autres collectivités utilisent "Malodore" à cet effet.
Depuis 2005, chaque été, le maire d'Argenteuil, Georges Mothron (UMP) prend des arrêtés pour interdire la mendicité dans le centre. Un de ces arrêtés, évoquant une "gêne olfactive anormale" liée à la présence des SDF, avait été annulé par la préfecture du Val-d'Oise en 2005.
Le 6 août dernier, la mairie a pris un nouvel arrêté interdisant la mendicité dans le centre d'Argenteuil pendant l'été jusqu'en 2012. (AFP)

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